24 mai 2007

Talith et Kipa

Par Guy Attal

La Torah ne fait aucune mention de la kipa. Il s’agit d’une coutume, à l’inverse du port du talit’ qui est un commandement.
De tout temps, la question de se couvrir la tête ou non, a été débattue par les rabbins, avant d’être enfin acceptée de façon quasi générale mais assez récemment (le Choulh’an Aroukh de Yossef Caro date du 16ème siècle). Ainsi, certains prêtres étaient tête nue : Yoma 25 a. Au temps des Maccabées, pendant leur lutte contre Antiochus Epiphane (2ème siècle avant l’ère courante), les Judéens rejetèrent une loi qui voulait leur imposer le port d’un chapeau ! Au 13ème siècle, des Rabbins (en France) étudiaient et priaient tête nue. Il existe bien d’autres exemples qui montrent que le port de la kipa ou le fait de se couvrir la tête ne faisait pas l’unanimité. Actuellement, « le port de la kipa est conçu comme symbolisant la présence de Dieu au-dessus de nos têtes, et devrait nous inciter à l’humilité et à la modestie ». Il n’y a aucun interdit à ce que les femmes portent une kipa ou un chapeau. Actuellement, dans les synagogues libérales, au moins en Europe, le port de la Kipa ou d’un autre « couvre-chef » est général. Le Talith Il s’agit d’un vêtement rectangulaire ou carré (il doit obligatoirement avoir 4 coins) et à ces coins doivent être attachés des Tsitsiot. Le port du Talith est un commandement : 3ème partie du « Chémaâ »  Véassou lahem tsitsit al can’pé bigdéem ; les tsitsiot sont des franges attachées aux 4 coins du vêtement et qui sont nouées de façon particulière pour que ces nœuds forment le chiffre 613 (rappel des 613 mitsvot que contient la Torah), comme il est dit plus loin : « ouritem oto ouzh’artem et’ col mitsvot » … ce qui signifie : en les voyant, vous vous souviendrez de toutes les mitzvot… Le port du talith est donc obligatoire aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Il existe un petit talith ou talith catan’ dont on se revêt le matin ; on peut le porter en écharpe ou en pratiquant une ouverture dans son milieu pour y passer la tête (sur un maillot de corps par exemple). Il faut dire, juste avant de le mettre « modé ani » — « moda ani » pour une femme — puis la bénédiction « al mtisvat’ tsitsit ». On enlève le talit’ catan’ avant de se coucher et on le « béh’oh’ma oubara… » qui concerne le fonctionnement des émonctoires naturels, puis, lavage soigneux des mains et netilat…, de sorte qu’on a quitté l’impureté de la nuit et du sommeil, assimilé à une « petite mort » . La bénédiction sur le talit’ catan’ est donc la 4ème prière que l’on dit le matin. Il est bon de laisser ressortir les tsitsiot du talit’ pour respecter le commandement : « ouritem oto » qui signifie : « en les voyant… », mais on peut admettre de les rentrer dans les poches du pantalon (ou d’une jupe pour une femme !) afin de ne pas choquer ou déranger…. Il existe un grand Talith (Talith Gadol) dont on s’enveloppe avant de débuter la prière ; la bénédiction est différente, on dit « léïâtef batsitsit ».(nous envelopper des tsitsit). Ce grand Talith peut être mis après avoir dit les bérakhot habituelles du matin : éloaï puis la série des « barouh’ ata »…dont l’importance et la signification sont fondamentales ! A bientôt, pour vous parler des téfilines (phylactères).

Retour de Jérusalem

Par Daniela Touati

Du 15 au 20 mars dernier se déroulait le 33e congrès de la WUPJ (World Union for Progressiv Judaism). Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore cette organisation, c’est elle qui coiffe plus de 1500 communautés libérales ou progressistes à travers 30 pays et sur les 5 continents, dont l’UJLL bien sûr. Ce type de convention a lieu tous les 2 ans et une fois sur 2 à Jérusalem, siège mondial de la WUPJ.
Bien que nous soyons une goutte d’eau dans cette organisation, où les Etats-Unis sont largement prépondérants (900 communautés représentent jusqu’à 25000 familles pour les plus importantes) et que pour des raisons personnelles ce ne fût pas le meilleur moment pour m’absenter quelques jours loin des miens (une mère juive qui se respecte ne peut pas partir en plein préparatifs de la Bat- Mitsva de sa fille !), je me suis tout de même laissée convaincre. Bien m’en a pris, je ne regrette pas une seconde d’avoir participé à cette « grand messe » du judaïsme libéral ! On peut faire confiance aux Américains pour organiser de manière absolument parfaite ce genre d’évènement : tout était bien orchestré, de la remise des badges (tickets repas inclus dans la pochette marquée à son nom !) jusqu’à la soirée d’ouverture alternant show (à l’américaine !) et discours enthousiastes, en passant par les visites guidées et autres soirées de gala. Je me suis laissée charmer par Danny Maseng en guest star, qui a accompagné l’office du shabbat de ses chants liturgiques empreints de musique folk américaine… et je l’écoute depuis tous les matins, au grand désespoir des miens, moins accros. Bien sûr, c’est l’occasion de faire des rencontres de quelques instants, mais aussi de créer des liens plus durables, de réfléchir à l’avenir du judaïsme libéral. Je me suis laissée emporter par nos traditions lors d’une visite de la vieille ville avec un guide (rabbin) extraordinaire : la fin de ce parcours sur le thème des « psaumes » où nous, une dizaine de juifs de tous horizons, avons chanté la Hatikva parmi l’appel des Muezzins à la prière et les cloches des églises, a été totalement magique ! Chaque rencontre fût unique, et des échanges très brefs m’ont émue, et fait réfléchir longtemps après.

C’est également très instructif : je me suis rendue compte que de nombreuses communautés ne comptaient pas plus de familles que la nôtre et ce, même à Tel Aviv ! A Jérusalem l’une d’entre elles a choisi de ne pas avoir de rabbin et ses membres dirigent les offices à tour de rôle (Minian assuré !). Enfin, sans argent, le nerf de la guerre, ce mouvement ne se serait pas développé de manière aussi dynamique. Et les riches communautés américaines sont très solidaires et généreuses avec leurs homologues européennes, notamment les communautés naissantes d’ex-Europe de l’Est, tout cela dans un esprit de simplicité et sans aucune arrogance comme on aurait pu le craindre. C’est particulièrement stimulant de faire partie d’un tel mouvement, de se sentir entouré, de s’apercevoir que tant de personnes à travers le monde s’investissent et se sentent concernés par des sujets de fond : le développement de ce courant du judaïsme, la transmission à nos jeunes de cet enseignement moral et religieux et, au-delà, comment faire pour les retenir parmi nous pour qu’ils diffusent à leur tour ces valeurs.
Dynamisée, ressourcée, je reviens vers vous avec des idées, des projets et beaucoup de travail à mettre en place en comptant sur la contribution, même infime, de chacun et chacune d’entre vous !

Rencontre avec Abdelwahab Meddeb

Par Brigitte Frois

Plus de 70 personnes, juives, chrétiennes, musulmanes, athées, membres de communautés ou du monde associatif sont venues écouter l’écrivain et enseignant Abdelwahab Meddeb. Nous retiendrons de ses propos et des échanges avec l’auditoire une lueur d’espoir : une nouvelle exégèse qui doit aboutir à une réinterprétation du Coran est en train de se construire grâce au travail des “nouveaux penseurs de l’islam” dans un effort commun avec des théologiens chrétiens, fins connaisseurs de l’islam. Ce travail de réinterprétation fondé sur une analyse rigoureuse au plus près du texte coranique est indispensable pour remettre au centre la sourate qui affirme “pas de contrainte en religion”, et hiérarchiser cette mosaïque de textes qui constitue le Coran en donnant la priorité aux fondements de l’islam qui sont la charité, la piété et la tolérance. Il s’agit d’un préalable incontournable afin de contrer le message intégriste qui se veut directement tiré du Coran et n’y puise que les passages inspirant la haine de l’autre. > Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce nouveau mouvement, voici quelques références d’ouvrages : Les nouveaux penseurs de l’islam, Rachid Benzine, Coran, mode d’emploi, Farid Esack, L’islam entre le message et l’histoire, Abdelmajid Charfi, La maladie de l’islam, Contre-prêches, La conférence de Ratisbonne, Abdelwahab Meddeb.

Le cercle en chantier

Par Brigitte Frois

Les activités proposées par le CPJL (Cercle de la pensée juive libérale) ayant semblé répondre aux attentes de la majorité de nos membres ainsi qu’à celles de nombreuses personnes extérieures, le Cercle envisage des projets sur des thèmes similaires mais un peu plus ambitieux : des projections régulières de films israéliens récents avec des séances réservées aux enfants ; un spectacle au 1er trimestre 2008 (humoriste et musique traditionnelle); un voyage de 4 à 5 jours en Andalousie en avril ou en mai 2008 à Séville, Grenade, Cordoue…Le programme sera annoncé de façon plus précise à la rentrée. Le cercle reste bien sûr ouvert à toute suggestion.

17 mai 2007

Editorial à deux voix

GUY SLAMA
L’année civile 2007 vient de commencer avec ses joies Notre conseil d`administration, tenu en avril dernier a élu, à l`unanimité, pour un mandat de 3 ans, Daniela Touati, Présidente de notre communauté. Je suis particulièrement heureux que Daniela ait accepté cette responsabilité car il était nécessaire que notre communauté, renforcée dans son maintien, après les derniers débats de notre assemblée générale, soit dirigée par une présidente jeune qui ne manquera pas de donner une orientation nouvelle a l`UJLL.
Rassurez-vous, après ce premier mandat, je ne quitte pas le navire puisque je reste un administrateur actif en devenant Vice-Président !
Je crois que notre jeune communauté qui entre dans sa cinquième année a conquis sa place dans le paysage des communautés juives lyonnaises, en surmontant les nombreux obstacles liés à sa création. Notre Talmud Torah est particulièrement apprécié par nos enfants et leurs familles et l`on peut dire qu`il a toujours été le fondement de notre existence. Les activités culturelles de notre Cercle, avec ses concerts et buffets, ses séances de cinéma israélien, son voyage en Avignon dépassent le cadre de nos familles membres et donnent à notre communauté une aura qui fait naturellement notre communication.
Bonne chance à notre Présidente !

DANIELA TOUATI
L’UJLL est dans l’air du temps, en cette période d’élections, le hasard du calendrier a voulu que notre communauté libérale change elle aussi de Président.
Guy Slama, après 4 ans de bons et loyaux services, m’a convaincue et j’ai proposé ma candidature pour prendre le relais, dans la continuité de sa présidence.
Je tiens à le remercier au nom de tous pour son action quotidienne, pour son courage et pour avoir su répondre présent à des moments clés : lors de la création du mouvement libéral à Lyon, de sa présidence à la CJL, et au début de cette nouvelle communauté où nous avions besoin d’un Président expérimenté... Merci d’avoir su mobiliser les bonnes volontés pour qu’existe un lieu agréable où chacun a plaisir à se retrouver !
Comme il aime à le dire : « Maintenant tout est sur les rails, il suffit de continuer ! »
Toutefois, le premier défi, celui qui me tient le plus à cœur, concerne la création d’un mouvement de jeunesse afin de retenir nos jeunes et leur faire prendre une part plus active dans la vie communautaire. L’exemple est donné : Richard Guedj s’est présenté au poste d’administrateur et a été élu secrétaire de l’UJLL. C’est un symbole fort pour notre jeune communauté et un signe d’espoir pour l’avenir ! J’en profite pour remercier également trois autres nouveaux administrateurs : Sam Abécassis, Dorothée Brandam et Caroline Roumiantzeff qui prend le poste au combien stratégique de trésorière !
Le deuxième défi concerne le développement de notre Communauté avec comme objectif de recruter un rabbin permanent. Nous avons une grande force : notre Talmud Torah animé avec beaucoup d’énergie et de passion par Catherine Colin et les jeunes professeurs. Et il suffit d’observer nos enfants le dimanche matin : c’est un vrai moment de plaisir et de partage pour eux !
Le troisième sujet, longuement discuté lors de la dernière Assemblée Générale (AG) concerne un éventuel rapprochement avec la CJL. Les 2 communautés ont développé au cours des années leurs identités propres qu’il nous appartient de préserver et d’enrichir dans le respect et le dialogue. Alors que souhaiter pour l’avenir ? De l’énergie et de l’enthousiasme pour tous ceux qui s’investissent au sein de nos 2 associations l’UJLL et le CPJL !

11 février 2007

Dressons la table

Par Catherine Déchelette Elmalek

Les traditions de la table sont des éléments essentiels du judaïsme. Traditions culinaires et rites spirituels se mêlent étroitement afin d’observer la persistance d’une mémoire et de la vie d’une communauté.
Les valeurs symboliques qui s’attachent à ces traditions ont permis au peuple juif de traverser les siècles en conservant son particularisme et son identité tout en s’enrichissant des milieux et des atmosphères des pays où il vivait.
Le prophète Ezéchiel disait déjà en son temps, “la table familiale est un autel”.
Les mets et les mots forment un tout.
Ces traditions culinaires, ces symboles spirituels que l’on mange sont un héritage qui survit d’une génération à l’autre, “elles sont notre mémoire juive au quotidien”
(Marc Alain Ouaknin).

En attendant de démarrer ensemble ce parcours à travers quelques siècles de cuisine juive (nous commencerons par les temps bibliques), je vous propose d’évoquer les tables des fêtes de Tou bishvat et de Pourim.

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Pourquoi rester juif ?

Par le rabbin Pauline Bebe

Shema ! L’un des mots les plus connus peut-être de la langue hébraïque, apparaît 1159 fois dans le Tanakh, récité deux fois par jour, présenté comme étant un des textes les plus importants de notre tradition, premier texte appris par les enfants, texte récité au crépuscule de la vie, à l’aube d’un voyage « en demeurant à la maison, en se couchant et en se levant » (Deut.6 :7).
Shema ! Cette injonction de trois lettres shin, mem, aïn, qui invite à l’écoute, à l’attention, parole qui intime le silence, mot qui invite à se taire, mot qui peut n’être suivi d’aucun autre mot, qui se suffit à lui-même. Shema ! Prête l’oreille ! Pourquoi ce mot est-il si essentiel à notre tradition juive ? Shema Israël La plupart des philosophies, la plupart des religions posent comme principe des affirmations, notre tradition a comme idée centrale une invitation à l’écoute, un soupir, une respiration. Ka mashma lan ? Que pouvons-nous apprendre de ce fait, est la question leitmotive du Talmud ? Quel enseignement pouvons-nous en déduire ? Peut-être que l’écoute est la dimension nécessaire de la civilisation, qu’au-delà de l’écoute de l’autre, il y a l’écoute de soi et au-delà de soi cette petite voix fine et silencieuse dont parle le prophète Elie, kol demama daka. Nous vivons dans un monde de trop plein de mots. Nous sommes assaillis de messages écrits, oraux, audio-visuels, cybernétiques. Nous apprenons à parler, écrire, discuter, intervenir, répondre, argumenter. Mais tout cela est-il possible sans le partenaire sine qua non de la parole : le silence, l’écoute, les blancs entre les lignes, les espaces entre l’écriture, les soupirs entre les notes de musique. A quoi sert de parler, si l’autre n’écoute pas ? Combien d’entre nous font semblant d’écouter, préparent leur réponse pendant que l’autre parle, pensent à autre chose, sont distraits par l’environnement, pensent à leur apparence en train d’écouter, pensent à l’effet que la réponse produira sur l’autre une fois qu’il l’aura entendu, pensent à eux-mêmes au lieu de penser à l’autre. Combien d’entre nous attendent que l’autre ait fini de parler pour pouvoir intervenir sans pour autant écouter ce qu’il dit ?

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Voyage en Avignon

Par Catherine Déchelette Elmalek

L’installation des juifs en Gaule est attestée dès les premiers siècles à travers l’existence de quelques vestiges archéologiques. Exemple : il fut trouvé, lors de fouilles à Lyon, une stèle funéraire avec une épitaphe comportant le nom d’une petite fille juive (même si celui-ci est en latin, il s’agit bien d’un prénom hébraïque). Néanmoins, l’histoire de la Gaule romaine, puis mérovingienne, ne donne que peu d’éléments concernant l’histoire des premiers juifs, à la différence de Rome ou de l’Espagne.
es juifs gallo-romains apparaissent surtout en filigrane lorsque l’on étudie leur histoire au Moyen Age, alors qu’ils sont devenus des membres plus ou moins intégrés de la société selon les époques de cette longue période.
Leur présence et leur histoire au Moyen Age font bien partie de l’histoire de France.
Un Moyen Age qui correspond à un millénaire ! En mille ans, la situation des juifs, sur le territoire de ce qui deviendra peu à peu le royaume de France, subira des évolutions très diverses.
C’est donc une période longue et complexe dans laquelle naît tout ce qui sera les bases de l’antisémitisme (théorie laïque) en découlant d’un premier antijudaïsme (théorie religieuse).

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15 novembre 2006

Lumière et joie

Par Célia Surget

Il y a de nombreuses raisons à notre célébration annuelle de Hanoukah. Nous célébrons la victoire d’une minorité contre une majorité.
Oillamp2 Nous célébrons le miracle qui selon notre tradition s’est produit dans le Temple lorsque une petite fiole d’huile dura huit jours au lieu d’un seul. Nous célébrons la valeur de la lumière- même la plus petite flamme peut écarter de très sombres ténèbres. D’ailleurs, selon certains, l’essence même de la fête repose  sur l’allumage des bougies. Cet acte ne relève pas uniquement de l’acte physique mais également de la volonté spirituelle d’accomplir chaque soir rituellement un acte pourtant banal. Rabbi Levi Yitzchak de Berditchev disait : “Le vrai but de cette mitzvah est l’allumage- la volonté, l’enthousiasme, le feu qui est allumé dans l’âme de chacun”.

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02 août 2006

Renouveler notre approche du judaïsme

Par René Pferzel

Un midrash raconte qu’à Rosh Hashana le monde passe devant le trône du Saint, Béni-Soit-Il pour être jugé et que le sort de chacun est scellé à Yom Kippour. La période qui sépare ces deux solennités est appelée par notre Tradition “les Dix Jours de Repentance”, car durant cette période, nous avons la capacité de faire un retour sur nous-mêmes, ce qu’on appelle en hébreu la techouva, mot dont l’étymologie suggère que l’individu s’arrête sur son chemin, se retourne (chouv) et considère ses actes pour voir s’ils sont en conformité avec les buts éthiques auxquels il aspire.

Lg_roshhash2 Cette période est propice au pardon que l’on cherche et que l’on offre, toutefois nos sages rappellent que ces dispositions d’esprit ne doivent pas être uniquement réservées à ces “Jours Terribles”, mais dans la mesure du possible, elles doivent nous accompagner durant toute l’année.
Il existe aux Etats-Unis un nouveau courant dans le judaïsme non-orthodoxe, qui s’ intitule Aleph : Alliance for Jewish Renewal. Voici comment il se définit lui-même. “Le Jewish Renewal (terme laissé à votre libre traduction) est un mouvement mondial, transdénominationel fondé sur les traditions mystiques et prophétiques du judaïsme. Le Jewish Renewal s’isncrit dans le processus perpétuel de renouveau dans le judaïsme. Le Jewish Renewal cherche à apporter de la créativité, de la joie, une conscience totale à la pratique spirituelle comme un moyen de préserver, corriger nos cœurs (tikkun halev)”
(cf. le site www.aleph.org).
Il puise ses racines spirituelles dans le hassidisme et dans la kabbale tout en puisant dans les évolutions récentes du judaïsme. Ses deux fondateurs, Rabbi Shlomo Carlebach et Rabbi Zalman Schachter-Shalomi ont été formés dans le mouvement loubavitch qu’ils ont ensuite quitté dans les années 60 pour créer leur propre mouvement et ordonner leurs propres rabbins. Ce mouvement emprunte beaucoup à la religiosité hassidique, notamment la danse, les chants, la méditation, ainsi qu’une certaine forme de mystique empruntée à la kabbale, mais il ne fait pas partie de la nébuleuse “New Age” qui a façonné certaines formes de spiritualité.

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27 juillet 2006

Un peu de recul...

Par Célia Surget

Combien de fois vous êtes vous demandés : “Pourquoi, pourquoi lit-on l’histoire de l’Akedah, du sacrifice d’Isaac, à Rosh Hashanah ?”. Je me le demande chaque année. Et chaque année je trouve une réponse différente.

Akedah J’ai appris que l’on lit cette histoire à cause du lien qui existe entre le bélier qui est sacrifié et le shofar dont on joue à Rosh Hashanah. Une autre explication nous enseigne que Sarah conçue Isaac un jour de Rosh Hashanah1. Ainsi que nous lirons, Dieu ordonne à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Ceci, nous dit-on, est un test de la loyauté d’Abraham. Nombreux commentateurs ont été dérangés par le fait qu’ Abraham semble suivre aveuglément un ordre, sans chercher à en discuter avec Dieu, bien qu’il l’ait fait en d’autres occasions. Lorsque Dieu menaça de détruire Sodome et Gomorrhe, Abraham négocia avec Dieu : “Mais si il y a cent personnes honorables dans ces villes, prendra-Tu le risque de les tuer également ? Bon, d’accord, dit Dieu, si tu trouves cent personnes honorables, Je ne détruirai pas les villes. Mais, dit Abraham, si il n’y a que cinquante, quarante, trente, vingt ou dix personnes ?” Abraham réussit à convaincre Dieu que s’il n’y avait que 10 personnes honorables dans les villes, Dieu ne les détruirait pas. Alors pourquoi donc est-ce qu’Abraham n’essaie pas de négocier avec Dieu pour Isaac ? Certains diront qu’il est trop surpris pour pouvoir réagir.

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25 avril 2006

L'affaire Dreyfus

Par Guy Slama

Dreyfusdet Simple erreur judiciaire ou aboutissement d’un antisémitisme national ?
L’affaire Dreyfus serait un procès militaire d’espionnage, banal, s’il n’avait fait l’objet de manipulation et de construction d’un dossier d’instruction visant à incriminer un coupable, officier  Français parce que “ Juif ”.
Au moment où survient l’Affaire Dreyfus en 1894, un climat d’antisémitisme violent est déjà présent à la fois en France et en Europe, depuis 13 ans.

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Juifs et Noirs, l'enjen de la memoire

Par René Pferzel

Nors La loi du 21 mai 2001, dite loi Taubira reconnaissait l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Aujourd’hui encore plus de 400 millions de personnes sont réduites en esclavage de par le monde. Plus récemment, à l’occasion des débats sur les “aspects positifs de la colonisation”, historiens et chercheurs se sont opposés sur la question des lois mémorielles : peut-on légiférer sur l’Histoire ? Le discours historique appartient-il aux spécialistes ? Aux politiques ? Et les citoyens ? L’objet de ce modeste article n’est pas d’apporter une énième position sur ces débats qui sont pourtant essentiels, mais il prétend simplement donner quelques pistes de réflexion, loin de la volonté affichée par certains d’instrumentaliser l’Histoire
à des fins politiciennes.

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Le temps où nous chantions

Levinas Avril 1939, Washington : 75000 américains de toutes couleurs sont réunis sur
le Mall pour écouter le concert mythique de la contralto Marian Anderson à qui les scènes ont été interdites en raison des lois raciales. C’est dans cette foule venue en pèlerinage pour voir “un visage noir... tenir tête au pire de ce que le monde des Blancs a à lui offrir, et répondre en beauté” que David Strom, physicien juif allemand réfugié aux Etats-Unis rencontre Delia Daley, chanteuse virtuose, arrière-petite-fille d’esclave.
La passion de David Strom pour la physique n’a d’égale que “celle qu’il éprouve à écouter la seule cantatrice américaine susceptible de rivaliser avec les plus grandes d’Europe, en vue de déchirer l’espace-temps” et le ramener ainsi quatre ans en arrière dans son pays natal.
De l’union de Delia devenue une exclue et de David, résident étranger “au pays du lait et du miel” qui ne retrouvera jamais les siens naissent trois enfants exceptionnellement doués pour la musique mais profondément différents autant que leur couleur de peau qui semble les prédestiner.
Dans une Amérique où les Noirs sont en lutte permanente contre la discrimination raciale, à un océan de l’Europe en guerre, le couple élève ses enfants dans la passion de la musique : “les Strom chantent un art ancré dans leur corps...une constante qu’ils possèdent en eux, un trait de caractère immuable comme la couleur de l’âme. Chacun forme les gènes musicaux dans le sens de la proportion et du rythme du mathématicien, de la justesse de la chanteuse qui atteint chaque note”.

Cette éducation ne les prépare pas à affronter leur destin d’américains métissés nés quelques décennies trop tôt.
Un récit à la fois mythique et intime qui nous emporte pendant 800 pages.

Difficile liberté

Par Emmanuel Lévinas

Dans la préface, Emmanuel Lévinas écrit : Au lendemain des exterminations qui ont pu se produire dans une Europe évangélisée
depuis plus de quinze siècles, le judaïsme se tourna vers ses sources. C’est le christianisme qui l’avait jusqu’alors habitué, en Occident, à considérer ces sources comme taries ou submergées par des eaux plus vives. Se retrouver juif après les massacres nazis, signifi ait donc prendre à nouveau position à l’égard du christianisme. Mais le retour aux sources s’ordonna aussitôt à un thème plus haut et moins polémique. L’expérience hitlérienne a été pour bien des Juifs le contact fraternel des personnes chrétiennes qui leur ont apporté tout leur coeur, c’est à dire ont risqué tout pour eux. Devant la montée du tiers monde, ce souvenir demeure précieux. Non pas pour se complaire dans les émotions qu’il suscite. Mais il nous rappelle un long voisinage à travers l’histoire, l’existence d’un langage commun et d’une action où nos destins antagonistes se révèlent complémentaires. Dieu merci, nous n’allons pas prêcher de suspectes croisades pour “se serrer les coudes entre croyants”, pour s’unir “entre spiritualistes” contre le matérialisme montant ! comme si, à ce tiers monde ravagé par la faim, on devait opposer quelque front ; comme si on devait penser à autre chose qu’à assouvir cette faim ; comme si toute la spiritualité de la terre ne tenait pas dans le geste de nourrir ; et comme si d’un monde délabré nous avions d’autres trésors à sauver que le don -qu’il reçut tout de même- de souffrir par la faim d’autrui. “Grand est le manger” dit Rabbi Yochaman au nom de Rabbi Yossi ben Kisma (Sanhedrin 103b). La faim d’autrui -faim charnelle, faim de pain- est sacrée ; seule la faim du tiers en limite les droits ; il n’y a de matérialisme que le nôtre. Cette inégalité première défi nit peut-être le judaïsme. Condition difficile. Inversion de l’ordre apparent. Inversion toujours à recommencer. D’où le ritualisme qui voue le Juif au service sans récompense, à une charge exercée à ses frais, conduite à ses risques et périls. Ce que, au sens originel et irrécusable du terme, signifi e le mot grec liturgie.

Noirs et Juifs : Nous avons à échanger...

Par Brigitte Frois

Afficheblogitoni L’histoire en témoigne : le peuple juif est enraciné en Afrique depuis le temps des pharaons, à partir de l’Egypte.
Vers l’Afrique de l’Est en Ethiopie et en Lybie mais aussi en Afrique du Nord et de l’Ouest. Plus de 2500 ans d’échan-
ges ancestraux entre 2 peuples qui ont vécu des siècles dans la marginalisation avec un statut d’infériorité inscrit dans la
loi. Nous n’oublions pas que le judaïsme est né d’une révolte d’esclaves hébreux contre Pharaon.
Le premier négro-spiritual chanté en Virginie s’intitulait : “ Go down Moïse”.
Le premier commandement donné à Moïse,
avant même l’énoncé des règles de conduite, proclame
la liberté de l’homme : “Je suis l’Eternel,
ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte,
d’une maison d’esclavage”.

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15 février 2006

J'espère...

Par Guy Slama

Guy_1 L’ UJLL et le CPJL ont soufflé leur troisième bougie
le 24 janvier 2006 et ont tenu leur assemblée générale le
12 février 2006 ! Nous vous ferons un compte rendu de cette réunion dans le prochain numéro d'Itoni. Notre nouvelle année a bien commencé pour le Judaïsme libéral dans le monde. Il y a maintenant plusieurs années, la Cour Suprême de Jérusalem avait décrété que les conversions au Judaïsme célébrées à l’extérieur d’Israël devaient être inscrites par le Ministère de l’intérieur sans se préoccuper de l’origine rabbinique (orthodoxe ou libérale). Depuis novembre 2005, la Cour Suprême vient de franchir un nouveau pas en décidant que toute conversion au judaïsme devait être reconnue et inscrite par le Ministère de l’Intérieur, que ces conversions aient lieu en Israël ou à l’extérieur. Ainsi pour les familles se préoccupant de la validité de leur conversion face à une éventuelle émigration en Israël en vue de bénéficier de la loi du Retour, il me semble qu’il n’y a plus de question à se poser.

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Vivent les anciens !

Par Rémi Guedj

Img_0539 Avec la classe des pré-barmitzvah (David, Sydney, Romane, Léa, Hannah, Catherine et moi), nous avons décidé de nous rendre à la maison de retraite Beth Seva dans le cadre de la
Tzedakha. Nous avons tout d’abord rédigé une lettre à M. Frédéric Zeitoun qui a accueilli le projet avec plaisir. Nous sommes allés manger place Jean Macé, après un nourrissant repas, nous nous sommes rendu à Villeurbanne. Arrivés à la maison de retraite, nous avons attendu les retraités dans la salle à manger après un rapide tour des locaux. Il y a une petite synagogue pour 5 à 10 personnes dans le fond.
Les retraités descendent enfin et David s’est mis au point avec son violon. Nous aidons tous à servir les goûters des personnes âgées et à servir le gâteau d’anniversaire d’une dame. Sydney et moi discutons avec une personne âgée et sa fille. Nous chantons des chants  avec l’aide de Catherine et l’accompagnement au violon de David. Enfin, David joue la Hatikvah, les gens sont émus et un homme fond en larmes. Enfin, après avoir passé un agréable moment, nous quittons ces lieux avec une précieuse expérience.

Le jour des sorts

Par Catherine Déchelette Elmalek

Purimlecture Pourim est pour la plupart d’entre nous synonyme de joie et de fête pour les enfants. On réfléchit aux déguisements : ah non Maman pas encore la fée !, allez s’il te plaît je veux être Dragon Ball Z !...

On se dit qu’on va encore devoir se mettre en cuisine pour le buffet qui réunira toute la communauté ; où est ma recette d’Houmen Tachen, et si je faisais un gâteau roulé ? On choisit à grand peine qui sera Esther, Mardochée et Aman dans la pièce de théâtre à laquelle assistent émus et recueillis des générations de parents et de grands parents, tout en se demandant si on aura assez de lots pour la grande tombola qui clôturera la soirée ! Mais comme toutes les célébrations de notre calendrier hébraïque, cet aspect festif n’est que la surface apparente des choses ! L’apparence nous y voilà !  Si Pessah est l’histoire de la libération des hébreux par de grands miracles surnaturels et bien visibles de tous, Pourim marque l’action cachée de Dieu à travers les seuls actes de méditation et de réflexion de la reine Esther (d’ailleurs il n’est même jamais cité dans la Méguila). Ce qui semble n’être en apparence qu’un enchaînement d’évènements fortuits est un fait un moyen choisi par Dieu pour accomplir son œuvre. La prière et son action positive est là pour en porter le témoignage. Pourim est l’histoire d’hommes et de femmes qui prennent leur destin en main, et comme le dit le célèbre proverbe : Aide toi, le ciel t’aidera

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En mémoire d'Esther...

Par Frédéric Zeitoun

Esther Pourim, comme Hanuka, est une des deux fêtes dites mineures. Elle n’est pas prescrite par le pentateuque, n’est pas chômée, et renvoie à des événements relativement tardifs de l’histoire ancienne d’Israël. Pourim a un fondement scripturaire (le livre d’Esther). La datation et même l’historicité des événements commémorés ce jour-là, situés en Perse et racontés par le livre d’Esther, prêtent à controverse. Cette fête est
cependant la fête de l’Exil : elle rappelle le sauvetage miraculeux obtenu par Esther et son cousin Mardochée à un moment où Haman,
ministre d’Assuérus et archétype du persécuteur antisémite, avait programmé l’extermination des Juifs dispersés dans le royaume.

Elle montre comment le sort a pu être inversé, et son nom renvoie à la manière dont la date et les massacres avaient été tirées au sort par Haman (Pourim vient de l’akkadien puru, désignant la pierre utilisée dans le tirage au sort, l’akkadien étant la langue diplomatique en usage au XIVe siècle avant J.C à la cour d’Egypte).

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D'une capitale à l'autre

Un groupe de 30 personnes de notre communauté sera à Paris le 19 mars prochain pour une journée consacrée à la découverte du "Paris Juif". Le matin, Musée d’art et d’histoire du judaîsme, puis après un déjeuner dans un restaurant de la rue des Rosiers, visite du Mémorial de la Shoah, rue Geoffray l’Asnier.
La visite du Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme permettra au groupe, en plus de l’exposition permanente, de découvrir une nouvelle exposition temporaire conçue par Emmanuelle Polack, historienne et archiviste à l’Ort France.
C’est dans les archives de l’Ort, institution internationale d’éducation et de formation née à la fin du 19ème siècle en Russie, que furent retrouvées 250 photographies sur plaques de verre, témoignant d’un épisode relativement peu connu de l’histoire contemporaine des communautés juives : la création et le développement de “colonies agricoles juives” par les nouvelles autorités soviétiques, au début des années vingt.

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17 novembre 2005

Hanouka, mode d'emploi…

Par Catherine Déchelette-Elmalek

HANOUKAH C'EST QUOI ? Hanoukah c’est le 25 Kislev (cette année, pur hasard, ça tombe le 25 décembre !) et la fête dure 8 jours : elle commémore  l’inauguration du Temple de Jérusalem restauré par les Hasmonéens qui l’avaient reconquis après sa profanation par les Grecs en 165 environ avant notre ère. Chants, danses se succédèrent durant les 8 jours de fête. Plus tard, à la “lecture” de la légende talmudique (B.Chabbat 21b) relatant le miracle de la fiole d’huile consacrée qui brûla durant 8 jours et non un seul jour, les rabbins instituèrent  le rite de Hanoukah avec des chants spécifiques et des prières.

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Maoz Tzour

Maoz tzour yeshouati
Lekha nae leshabeeakh
Tikon bet tefilati
Vesham toda nezabeeakh
Leet takhin matbeakh
Mitsar hamnabeeakh
Az egmor beshir mizmor
Khnoukat hamisbeeakh

Ecoutez Maoz Tzour !

Des cheveux blancs qui demandent vos doigts...

Par Frédéric Zeitoun

VieillePour charité, l’hébreu connaît deux termes non exactement équivalents : tsédaka qui signifie “justice, droiture” et gémilut hasadim désignant littéralement l’acte de “rendre le bien”, à savoir la générosité, la libéralité. Ainsi la charité, au sens où l’entend le judaïsme, revêt-elle une double dimension : d’une part exigence de justice, redistribution des biens, et d’autre part effusion spontanée chargée d’humanité.

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Pour services exceptionnels...

par Manuela Wyler

EbsteinL'atelier de généalogie que le CPJL m’a offert d’animer permet comme toutes les recherches en histoire des familles de retracer l’itinéraire des siens, parfois en s’éloignant du thème de sa recherche on découvre un aspect méconnu de l’histoire. En aidant Maurice Elmalek à retrouver des sources documentaires sur l’assassinat de son père à Lyon, j’ai fini par me rendre aux archives départementales et aux archives municipales. Maurice a eu ses documents de police et moi j’ai ouvert des dossiers bien poussiéreux, peu exploités par les historiens.

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11 novembre 2005

Le grenier de Sarah

Un site ludique à ne pas rater ! Ce site explique aux enfants l’histoire de la Shoah. En cliquant sur les objets du grenier, on découvre de mini séquences animées ou illustrées par des photos racontant l'histoire d’Anne Frank et d’autres enfant juifs ayant vécu pendant la seconde guerre mondiale. Chacune de ces histoires est accompagnée de liens pédagogiques sur les camps de concentration, les Justes, le marché noir... On y trouve aussi des explications sur les coutumes ou la langue yiddish. Bref, voilà un site ludique à découvrir qui peut aussi être regardé en famille !
Carole Guedj

21 octobre 2005

Claude Lanzmann lors de Hazkara : "Pourquoi la donation du nom est primordiale"

LogoLors de la cérémonie de Hazkara, qui s'est déroulée dimanche 9 octobre sur le parvis du Mémorial, Claude Lanzmann a opposé au travail de "dé-nomination" entrepris par les nazis la nécessité absolue de rendre leur nom aux Juifs assassinés afin de les accompagner dans leur mort.
Lors de l'office de Yom Kippour, Manuela Wyler a lu ce texte que vous pouvez retrouver sur le site du Mémorial de la Shoah : ici

20 octobre 2005

Explorons nos limites

Shofar140031m_1Sermon du rabbin François Garaï
lors de l'office de Yom Kippour dans sa communauté de Genève
Lorsque nous essayons de comprendre notre comportement et celui de ceux qui nous entourent, nous oublions souvent que la réalité apparaît différemment à chacun, que toute perception de cette réalité n'est, pour reprendre les paroles de Solterdjik, qu'une interprétation de celle-ci (Les battements du monde p.188). Bien qu'elle soit un événement brut ou un fait concret, la façon de ressentir et d'analyser la réalité est personnelle. C'est pourquoi sur les mêmes sujets, nos appréciations divergent.
Mais nous avons aussi la loi et le droit pour nous aider à vivre. Pourtant, il arrive parfois qu'ils nous laissent dans le trouble et la confusion. Une même loi comble celui qui y adhère mais exaspère celui qui la réprouve ou la nie. Il en va ainsi dans le domaine civil, judiciaire comme dans le domaine religieux. La loi, le droit et la justice ne sont pas des absolus. Ils n'apportent pas obligatoirement le mieux ni le bien.

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19 octobre 2005

Que la forces et les idées concrètes soient avec vous !

Texte écrit et lu par Catherine Déchelette Elmalek lors de l'office de Kol Nidre
7 tichri 5766 / 10 octobre 2005

“Je vous remercie de bien vouloir partager avec moi les quelques réflexions de la laïque que je suis, et qui sont comme un prolongement de ce que vous avez peut être lu dans notre journal Itoni.

Alors que nous devons mettre tous sur la table, nos fautes et nos erreurs et appeler, chanter, prier de tous nos vœux des aubes nouvelles et meilleures, une question ne cesse de se poser ?

Combien de temps encore nous faudra-t-il pour achever l’œuvre de Dieu et arriver à rendre ce monde meilleur, à nous rendre meilleurs ?

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18 octobre 2005

Chanah Tovah

Sermon du rabbin François Garaï
lors de l'office de Roch Hachanah dans sa communauté de Genève

GaraiLes israéliens ont quitté Gaza. Pour certains palestiniens, les juifs sont partis.

Dit ainsi, on sent l'âcre goût de l'abattement et de la tristesse.

Nous pensions que nous ne verrions plus des populations saccageant des synagogues ou d'anciennes synagogues.. Ces bâtiments n'étaient plus que des coques vidées de leur substance mais leur architecture rappelait leur destination première et le symbole était trop fort pour oublier cela. Ces images m'assaillirent et me blessèrent.

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